Championnats de France 2008

Championnats de France 2008
Suite à une saison de concours un peu cahotique, on part aux championnats de France à Lamotte Beuvron les 19, 20 & 21 Juillet 2008. Tout était au rendez-vous, sauf la confiance (en moi, en nous)...



Samedi 19/07: Je te natte et tu es magnifique, ensuite on part pour 5h de route... On arrive sur le site de Lamotte, on découvre notre box (le M47), on s'installe tranquillement... Le soir on va se promener en main dans le Beuvron, tu te fais une joie de jouer dans l'eau et de me tremper...!

Dimanche 20/07: On se lève de bonne heure et de bonne humeur, quoique un peu énervés àprès notre voisin... On va faire la reco, le tour j'le sens bien =)! J'te prépare, tu es encore plus magnifique!! On détend, merveilleux... Un bout de confiance revient, des ptites fautes de ta part, mais je n'ai pas peur des gros oxers... On part sur notre tour, un seul objectif: ne pas s'arrêter! Comme exigé par nos coachs, on prend un vrai galop, et on tend nos ptites rênes! Un tour de fou, je me fais vraiment trop plaisir, et on sort... sans faute!!! Je sors du tour les larmes aux yeux, j'ai retrouver confiance en nous, je sais maintenant qu'on est capable de sortir sans faute d'une club 1, même aux Championnats de France... 1 an de doute effacé en un tour, on a réussit et on leur à prouvé (notament aux parents...).
Après m'être longuement occupée de toi, je vais voir les résultats... On est 7e sur 130... Ca fait rêver...

Lundi 21/07: De nouveau reco, et le tour, je le sens bcp moins bien...! Plus haut, plus technique.. Quant à la détente, tu n'as jamains été aussi sensationel... Tu décolles sur absolument tous les sauts, tu es bien aux ordres, un pur bonheur... L'odre de départ et l'ordre inverse du classement de la veille, on part donc 7 numéros avant la fin... Là le commentateur choisit de mettre la pression "Voilà il n'en reste plus que 8, les 8 meilleurs.. Le champion de France est parmi eux, ils vont donner le meilleur d'eux même..". On part sur notre tour avec le même objectif de la veille, avec l'espoir en plus.. Et l'objectif est atteind, mais on sort en 8 pts, 2 barres... Un tour un peu moins beau que la veille, mais qui fait vmt plaisir tout de même...
Au classement final, on se retrouve 34e sur 130, mais seulement les 33 premiers étaient classés...
On reprendra la route dans la soirée...



Trois jours merveilleux passés en ta compagnie... Tu as vraiment été fantastique, adorable! Et évidemment tu ne liras jms cet article mais j'aurais aimé que tu saches que je suis fière de toi... Tu m'as vraiment impressioné, tu m'as redonné confiance en nous, tu m'as envoyé en pleine face tes progrès et tu m'as montré qu'on pouvait avoir nos chances, qu'on est pas ridiculs aux championnats de France, face à 130 personnes, dans une épreuve relativement élevée...
J'ai vraiment un cheval merveilleux, que j'aime à la folie... Quelle chance.

# Posté le mardi 22 juillet 2008 14:13

Modifié le mercredi 15 avril 2009 14:48

Lamotte Beuvron

Pendant ces 3 jours, tu m'as aussi beaucoup fait vibrer...
Tout d'abord après notre sans faute, avec les larmes de joie...
En écoutant la marseillaise le soir lors des remises de prix, avec la chaire de poule...
Le 2e jour lorsque l'on entend la musique des sans faute, avec ce petit frisson...
Avant notre 2e tour, quand on s'est prit à rêver...

Pendant ces 3 jours je me suis trouvée beaucoup trop émotive, peut-être à cause de la fatigue...Mais c'était bon et beau... C'était un peu magique.
Mon petit cheval d'amour, merci de m'avoir offert tout ça, et bien plus...




Félicitation à Pauline pour sa 2e place en Club 1, à Audrey pour sa victoire en Club 2 Excellence, à Laura pour sa 17e place et à Oriane pour sa 33e place en Club 1 cadet EXCELLENCE ( ;) ) =)!...




Plus de photos et de détails sur nos championnats de France, sur le blog à Choubidou : ***
Lamotte Beuvron

# Posté le mardi 22 juillet 2008 14:15

Modifié le mercredi 15 avril 2009 14:48

J'ai beau, J'ai beau me dire qu'au fond c'est mieux.. Même si c'est encore douloureux.

J'ai beau, J'ai beau me dire qu'au fond c'est mieux.. Même si c'est encore douloureux.
C'est comme une rengaine,
Quelques notes en peine,
Qui forcent mon coeur,
Qui forcent ma joie
Quand je pense à toi...

J'ai peur d'oublier,
J'ai peur d'accepter,
J'ai peur des vivants,
A présent.

[ Pauline Croze ]


J'te dois tout ptit bout de poney...
Tu me manques terriblement..
Je t'aime.

# Posté le vendredi 08 août 2008 14:14

Modifié le mercredi 15 avril 2009 14:47

Il n'offrait rien d'autre que de la chaleur humaine mais dans cet hiver là, c'est ce qui manquait le plus...

Cet article a pour contexte les années 1940's... Il a pour contexte la guerre, la domination nazie, les abominations des combats. Il a pour contexte la persécutions antisémites. Il a pour contexte le courage des homme qui se sont engagés pour la Résistance, qui ont risqué leur vie pour la liberté de ceux qui leur succèderont. Et puis il a pour contexte "les collabos", les bourreaux, ceux qui ont éxécuté les hommes courageux qui se battaient pour eux. Il a pour contexte les abominations vécus par certains hommes et femmes, la façon de les traiter pir que des animaux...
Ce article à pour contexte ma lecture récente de Marc Lévy, "Les enfants de la liberté.




Les hommes de la Milice la pousse vers la voiture. Soudain dans son dos, elle devine la présence de son enfant. La petite Gisèle est là-haut, le visage collé à la fenêtre du cinquième étage; Mme Lormond le sent, elle sait. Elle voudrait se retourner, pour offrir à sa fille un dernier sourire, un geste de tendresse qui lui dirait combien elle l'aime; un regard, le temps d'une fraction de seconde, mais assez pour qu'elle sache que ni la guerre, ni la folie des hommes ne la dépossèderont de l'amour de sa mère.
Mais voila, en se retournant elle attirerait l'attention sur son enfant. Une main amie a sauvé sa petite fille, elle ne peut pas prendre le risque de la mettre en danger. Le coeur en étau, elle ferme les yeux et avance vers la voiture, sans se retourner.

Au cinquième étage d'un immeuble, à Toulouse, une fillette de dix ans regarde sa maman qui s'en va pour toujours. Elle sait bien qu'elle ne reviendra pas, son père le lui a dit; les Juifs qu'on emmène ne reviennent jamais, c'est pour cela qu'il ne fallait jamais se tromper quand elle donnait son nouveau nom.
Mme Pilguez posé sa main sur son épaule, et de l'autre elle retient le voilage de la fenêtre, pour que d'en bas, on ne les voit pas. Pourtant Gisèle voit sa maman qui monte dans la voiture noire. Elle voudrait lui dire qu'elle l'aime et qu'elle l'aimera toujours, que de toutes les mamans elle était la meilleure du monde, qu'elle n'en aura pas d'autre. Parler est interdit, alors elle pense de toutes ses forces que tant d'amour doit forcément pouvoir traverser une vitre. Elle se dit que, dans la rue, sa maman entend les mots qu'elle murmure entre ses lèvres, même si elle les serre si fort.
Mme Pilguez posé sa joue sur sa tête et un baiser avec. Elle sent les larmes de Mme Pilguez qui coulent dans sa nuque. Elle, elle ne pleurera pas. Elle veut juste regarder jusqu'au bout, et elle se jure de ne jamais oublier ce matin de décembre 1943, le matin où sa maman est partie pour toujours.
La portière de la voiture vient de se refermer et le cortège s'en va. La petite tend les bras dans un dernier geste d'amour.
Mme Pilguez s'est agenouillée pour être plus près d'elle.
_ Ma petite Gisèle, je suis si désolée.
Elle pleure à chaudes larmes, Mme Pilguez. La petite fille la regarde, elle a le sourir fragil. Elle essuie les joues de Mme Pilguez et lui dit:
_ Je m'appelle Sarah.

***

Dans la salle à manger, le locataire du quatrième étage quitte sa fenêtre de mauvaise humeur. En chemin, il s'arrête et souffle sur le cadre posé sur la commode. Une fâcheuse poussière s'était posée sur la photo du maréchal Pétain. Désormais, les voisins du dessus ne feront plus de bruit, il n'aura plus à entendre les gammes du piano. Et, ce faisant, il pense aussi qu'il faudra continuer sa surveillance et trouver maintenant qui a bien pu cacher la salle petite youpine.



On est tous l'étranger de quelqu'un.
"Jeannot,
Tu leur diras de raconter notre histoire, dans leur monde libre. Que nous nous sommes battus pour eux. Tu leur apprendras que rien ne compte plus sur cette terre que cette putin de liberté capable de se soumettre au plus offrant.
Tu leur diras aussi que cette grande salope aime l'amour des hommes, et que toujours elle échapera à ceux qui veulent l'emprisonner, qu'elle ira toujours donner la victoire à celui qui la respecte sans jamais la garder dans son lit. Dis-leur Jeannot, dis-leir de raconter tout cela de ma part, avec leurs mots à eux, ceux de leur époque. Les miens ne sont faits que des accents de mon pays, du sang que j'ai dans la bouche et sur les mains."



On ne peut pas oublier tout cela.
On ne peut pas se plaindre de notre sort.
On ne peut pas, mais on le fait...

Si au moins ses terribles années avaient servies de leçons..

# Posté le vendredi 08 août 2008 15:27

Modifié le mercredi 15 avril 2009 14:46